"LA FARANDOLE"

Le véritable saucisson d'Arles est fabriqué par
la Maison GENIN
11, rue des Porcelets 13200Arles

tel 04 90 96 01 12

Le saucisson d'Arles
vient de …Bologne

Notre saucisson, qui faisait les délices des chasseurs de casquettes de Daudet, est aussi célèbre que nos monuments romains, mais bien moins ancien qu'eux. Il date du XVII ème siècle.
En effet, les contrats de bail du XVI ème siècle réglementant la corporation des bouchers et des " potagiers " (aujourd'hui charcutiers) parlent bien de " socisses " mais pas de saucisson. Le livre très connu de Pierre de Quiqueran de Baujeu, publié en 1614, la Provence louée, n'en parle pas non plus, bien qu'il consacre un certain nombre de pages aux spécialités culinaires de la région : pâté de venaison, poutargue, poissons, vins, huile…
Le mot apparaît pour la première fois le 4 juillet 1655. Un " chaircutier " nommé Godart qui était établi à Arles, nous livre la recette du " socisol " de Bologne. C'est J. Didier Véran, cet infatigable fureteur qui fit tant pour le vieil Arles, qui mit la main sur ce document, daté et signé de la main de Godart, avec au verso deux lignes d'écriture italienne et la date de 1609.

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" Il y a avait une fois un prince indien, beau, puissant et riche, doué de toutes les qualités possibles, comme le sont en général les princes indiens, ou du moins tels qu'on se les figure.
Lorsqu'il vient en âge de se marier, il voulut épouser la plus belle femme de la terre, et se mit en voyage pour chercher celle qui était digne de devenir sa compagne. Il parcourut tous les pays du monde sans trouver une seule femme qui répondit à son idéal. Il faut dire que le prince était difficile et qu'il avait fort bon goût. Il était sur le point de renoncer à trouver jamais l'objet de ses recherches, lorsqu'il arriva sur le territoire d'Arles.

La légende du Prince Indien

Il existe aussi à propos du saucisson une légende fort jolie mais qui, comme toutes les légendes, vient tout droit de l'imagination fertile d'un poète. Elle figure dans un ouvrage de 1887 " les Fêtes d'Arles ", qui relate les fêtes données dans la ville à l'occasion de l'inauguration de la fontaine Amédée Picot :

Mais là quelle ne fut pas sa surprise ! Dix, cent, mille femmes, toutes plus belles les unes que les autres, se présentèrent à ses regards étonnés. Et il fut tellement frappé de ce spectacle que les bras lui en tombèrent…et les jambes aussi. Et comme il avait naturellement perdu la tête, il ne resta du prince indien que le torse, revêtu du somptueux vêtement en brocard d'argent qu'il avait endossé avant de se mettre en route.
C'est le saucisson d'Arles.
Depuis lors, le malheureux se console de sa mésaventure en pensant que son cœur, découpé en tranches minces, se glisse entre les lèvres roses des jolies Arlésiennes, et que son dernier souffle resté, errant dans les plaines de la Crau, sous le nom de Mistral, les enveloppe de ses longs baisers".

René Garagnon

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